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La première faute
Je me souviens qu’un jour j’avais été méchant,
Et ma mère attristée, et pourtant toujours tendre,
Me prit sur ses genoux pour me faire comprendre
Ce que du mal commis peut comprendre un enfant.
Ses baisers étaient doux et grave son langage,
Et je voyais descendre en moi de la clarté
Qui, me montrant le bien dans toute sa beauté,
Me faisait détester ma faute davantage.
Je promis d’obéir en pleurant sur son c?ur.
Et je compris dès lors cet immense bonheur :
Un mère pieuse à l’aube de ma vie.
Car c’est elle qui mit du divin sur mon front,
Elle qui fit sentir à mon âme ravie
La grandeur de la faute aux douceurs du pardon.
Népomucène Lemercier.
Extrait de l’écho de Noël de 1913
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